Plus rien à dire. Je gerbe du sang, rien d'autre.



La fatigue me gagne comme la routine.
Les mots sont là mais mes mains sont muettes.
J'avance ou je recule. Je signe ou j'efface.
Qu'importe, personne ne lit.



# Posté le jeudi 27 septembre 2007 14:54

Oui, je suis différente. Nan, je ne suis pas meilleure. Juste le reflet de l'idéalisme morale.

Oui, je suis différente. Nan, je ne suis pas meilleure. Juste le reflet de l'idéalisme morale.

Tout ce que j'ai voulu,
Je l'attendais sans vraiment le vouloir.
Tout ce que je voulais, Je ne l'attendais pas vraiment

...

Un peu comme lui et ses promesses. Un peu comme cette absence de raison qui découle en moi.
J'ai touché ma ligne de joie en gardant la tête baissée. Je l'ai obtenue mais je pense trop.
Mon coeur le refuse, je n'en veux plus. Mon corps se lasse de ses parades amères. Et à chaque fin de nuit, Je ne pense qu'à le détruire.
Je n'arrive plus à regrouper ces images qui servent de souvenirs. Je n'arrive plus à trouver la chaleur intime de son épiderme. Je m'ennuie et mon plaisir s'achève, ce même plaisir qui m'aveuglait doucement les yeux. Celui que j'aimais retrouver après un soir glacial à errer dans l'inconnue.

Pourtant je n'éprouve aucun remord, aucun regrets.
Je n'aime plus, ni lui, ni personne. Je ne sais plus être à sa dévotion. Il ne voit plus mes gestes.
L'affection m'abandonne. Pour moi, la vie est chaque jour un peu plus différente. Je m'y perds dans un labyrinthe d'émotions. Ma vie l'intéresse et la sienne me parait futile.

Et quand il dort, sombrant dans le sommeil réparateur. J'ouvre son coeur et m'efface.
Laissant ni cicatrices, ni rancoeur.

# Posté le samedi 08 septembre 2007 17:46

Modifié le lundi 10 septembre 2007 08:15

Au premier appel sa voix résonne, ta mémoire s'affole. La planche tombe, ton âme succombe.

Au premier appel sa voix résonne, ta mémoire s'affole. La planche tombe, ton âme succombe.


Après que le jour est brûlé ses yeux,
son corps fatigué somnolé sous un ciel noir étoilé.
Sur un banc, elle s'est posé, son maquillage laissait
dessiner des larmes noires sur ses joues pâles.

La pluie commençait à tomber, sur un air mélancolique elle se mit à chanter.
Sa voix était douce et légère, avec un air anémié.
Ses paroles prononçées cachaient une histoire difficile. Celle d'un coeur déchiré,
lacéré par le tourment d'un amour partagé.
Ici, elle écrivait un nouvelle air,
celui qui résume votre vie en une mélodie.
Elle faisait rimer des mots avec ce nom
qu'elle ne connaissait presque pas.

Ce nom qui lui paraissait banal tout en étant unique. Elle le répétait avec ce sentiment de l'avoir toujours connu. Laissant son corps trempé se donner à ses pensées. Elle mourrait dans sa camisole psychique
comme il l'avait fait revivre. Ses larmes se mélangeaient aux gouttes d'eau. Puis elle compris que les rêves n'était qu'un état éphémère.

Là, sur son banc, elle écrivit une dernière fois ce nom suivit d'un " A jamais " et elle partit suivant sa mélodie.



J'me sens de plus en plus étrange ...

# Posté le dimanche 26 août 2007 09:12

Modifié le dimanche 26 août 2007 15:35

C'est une histoire tragique qui, parfois, parait pathétique. Ce n'est pas un conte de fée où le bonheur survient en premier. C'est une jeunesse qui se donne à l'ivresse. C'est un récit qui caresse l'amnésie.

C'est une histoire tragique qui, parfois, parait pathétique. Ce n'est pas un conte de fée où le bonheur survient en premier. C'est une jeunesse qui se donne à l'ivresse. C'est un récit qui caresse l'amnésie.

Chaque jour je me levais avec une boule au ventre. Chaque fois je voulais rester
dans ces draps qui semblait me protéger et cet oreiller où j'aimais étouffer tous les cris
qui remontaient jusqu'à ma chambre. Mais déjà leurs visages fatigués se crachait dessus.

Chaque jour ils recommençaient. Comme un rituel dans leur misérable vie, ils vidaient
leurs bouteilles, et s'engueulaient. Ils mettaient la télé à fond pour brouiller leur discutions.
Elle, faisant de son mieux ce n'était jamais assez bien pour lui. Puis les coups partaient,
je la voyais tomber brusquement sur le sol. Elle pleurait et lui se marrait. Je pleurais aussi.
Je voulais comprendre, je voulais savoir ce qu'elle attendait de lui. Je ne connaissais pas
mes parents, ils ne me connaissaient pas non plus. J'étais l'enfant oublié sous les bouteilles cassées. L'inconnu que l'on accuse pour faire bien. Je n'étais qu'une enfant, simple et pur
qui ne connaissait le tourment. Un esprit fragile que l'on croyait innocent.
Mais sous cette joie incessante je commençais lentement à me détruire. J'aurais voulu
partir et les quitter, ne plus jamais les retrouver. Mais à part le jardin je ne savais pas où aller.
Ce petit endroit de verdure avec une petite piscine devenue une marre par le temps.
Là il y avait des grenouilles qui logeaient, elles étaient mes seules amies.
C'est pathétique. Je ne faisais pas la différence qu'elles soient mortes ou vivantes.
Même pour moi je ne savais pas. Je ne l'ai jamais su.

Puis un jour il s'est suicidé, elle le pleurait, elle ne faisait que ça. Elle buvait de plus en plus, je ne mangeais plus, elle passait sa vie sur la cuvette des toilettes, je la regardais impuissante. Incapable de la résonner, c'est comme s'il l'avait remplacé. J'ai grandit ainsi. N'ayant que la destruction en moi.
Je ne vivais pas, je survivais.

# Posté le lundi 13 août 2007 10:47

Modifié le samedi 31 janvier 2009 15:08

Dans l'instance de l'absence. J'deviens paranoïaque, j'ai mal au crâne, je vois ce que vous ne pouvez voir. J'me sens mal

Dans l'instance de l'absence. J'deviens paranoïaque, j'ai mal au crâne, je vois ce que vous ne pouvez voir. J'me sens mal
Une fois encore, j'me suis perdu en chemin.
Je La sentais qui me guettait. Comme si mon corps lui appartenait. Comme une bête et sa carcasse. Elle s'est emparée de moi laissant juste une cicatrice. Tel un couteau glissant sur mon âme, Elle me frôle puis me déchire. Des larmes de sang tatouées sur un mur. Une vision d'horreur qui s'aime à faire peur. Une vision d'ailleurs qui me disperse le coeur. Nan vraiment, je ne sens rien. RIEN. Je péris, je m'exécute, j'insuffle, j'expulse, j'accroche, Elle s'approche. Je ne suis plus l'enfant qui cherche à comprendre. Je ne suis pas ce pécheur qui demande le pardon. Il me semble savoir qui je suis sans pouvoir l'interpréter. Je cherche à savoir si je l'ai vraiment fais, mais mes émotions s'éteignent sauf ma rage qui s'amuse puis règne. Mon coeur se presse et son ivresse m'intéresse. Ma volonté n'y ai plus. Je revois ce défunt qui m'accuse. Il m'en veut de ne rien lui accorder. Je suis pommée entre la vie et la Mort. Les rôles s'inversent, mon corps s'interroge et mon esprit fatigue. Je ne me détruis pas, je m'instruis. Je ne demande pas de me soigner ni de m'aider. J'ai honte mais acclame cet envole qui pourtant approuve de me rendre folle. Je ne suis plus moi mais elle est moi. Alors je me questionne : Qui suis-je dans ce désarroi ? Mon ciel est rouge, ma terre est noire. Je côtoie le bien en savourant le mal. Je crois bien qu'Elle fait partit de moi malgré tout. Pardon je ne voulais pas. Pardon mais je ne sentais rien, vraiment RIEN.

# Posté le jeudi 26 juillet 2007 06:13

Modifié le samedi 25 août 2007 11:21