Une fois encore, j'me suis perdu en chemin.
Je
La sentais qui me guettait. Comme si mon corps
lui appartenait. Comme
une bête et sa carcasse.
Elle s'est emparée de moi laissant juste une cicatrice.
Tel un couteau glissant sur mon âme,
Elle me frôle puis me déchire. Des larmes de sang tatouées sur un mur. Une
vision d'horreur qui s'aime à faire peur. Une
vision d'ailleurs qui me disperse le coeur. Nan vraiment, je ne sens rien.
RIEN. Je péris, je m'exécute, j'insuffle, j'expulse, j'accroche,
Elle s'approche.
Je ne suis plus l'enfant qui cherche à comprendre. Je ne suis pas ce pécheur qui demande le pardon. Il me semble savoir qui je suis sans pouvoir l'interpréter. Je cherche à savoir si je l'ai vraiment fais, mais mes émotions s'éteignent sauf
ma rage qui s'amuse puis règne. Mon coeur se presse et son ivresse m'intéresse. Ma volonté n'y ai plus. Je revois ce défunt qui m'accuse. Il m'en veut de ne rien lui accorder. Je suis pommée entre la vie et la Mort. Les rôles s'inversent,
mon corps s'interroge et mon esprit fatigue. Je ne me détruis pas, je m'instruis. Je ne demande pas de me soigner ni de m'aider. J'ai honte mais acclame
cet envole qui pourtant approuve de me rendre folle. Je ne suis plus moi mais elle est moi. Alors je me questionne : Qui suis-je dans ce désarroi ?
Mon ciel est rouge, ma terre est noire. Je côtoie le bien en savourant le mal. Je crois bien qu'
Elle fait partit de moi malgré tout. Pardon je ne voulais pas.
Pardon mais je ne sentais rien, vraiment
RIEN.