Les voix s'étouffent
La rue s'agite
L'esprit conteste
Merci,
J'ai reçu sa carte mentale de dessins presque animés de chansons mélancoliques. Oui, il m'écrit toujours. Sa naïveté me touche. Je le déteste, bien sûr. Mais je ne lui trouve pas de réponse indécente, juste pour qu'il arrête. Juste pour être mieux. Comme lui. Non je n'aime pas cette expression. Ca lui va trop bien, cette image de nous chantant sur la place, du vieux qui nous racontait son mariage presque réussi et qui nous souhaitait " Bonne Chance ". De celui qui croyait tout savoir de moi.
Et ces soirées où je m'endormais dans ces bras, le coeur explosé de bien-être. Ces draps submergés de son odeur. Son T-shirt trop grand qui me tenait chaud.
Désormais j'ai froid, je me sentirais presque seule s'il n'occupait pas mes pensées. J'ai l'impression d'avoir mal. Le problème ; c'est que j'ai toujours l'impression de lui appartenir. D'ailleurs, je lui appartient encore ...




