Ce serait dans ma nature de tourner le dos et aller au bord du gouffre mais cette fois-ci je n'ai pas envie. Je croyais tout ce que tu pouvais dire, tu avais souvent raison mais j'ignorais ... J'ignorais ce que tu pouvais cacher, ce que tu te plaisais à détruire. Je suis morte depuis longtemps dans tes bras et bientôt ils sauront ce que tu fais. J'en ai eu le coeur en pagaille. Les veines en chamaille. C'est ainsi que mon corps pourrit, tremble et meurt à la fois. On ne trouve pas les mots devant des yeux annihilés et voilà que tu me parles d'interprétation. J'en ai gerber du sang pour tes satisfactions. J'ai modelé mon corps pour tes sentiments. Et maintenant que ressens-tu ? Moi rien ...
C'est vrai j'ai peur des couteaux qui s'agitent devant mon visage, des menaces qui s'agrippent à mon image. Des bouteilles qui se brisent et écorchent ma peau. Et de cette poussée organique qui m'enlace avec le froid. Mais vois-tu, je ne suis plus de cet avis, je ne l'ai jamais été.
Tu me regarderas encore une fois avec un regard compatissant. Tu t'excuseras rougissant. Mais ne fais pas semblant, je sais bien que tu n'as pas honte, je sais bien que pour toi c'est plaisant. Encore une fois tu me prendras dans tes bras y mettant une douceur guérissante pour que je fonde en larme.
Et ce serait dans ma nature de me laisser là sans discuter mais je n'ai pas envie. Je croyais tout ce que tu pouvais dire sans savoir ce que tu cachais ...




