Au-delà de mon instinct je le vois bien, tu abandonnes le soleil de tes yeux.

Au-delà de mon instinct je le vois bien, tu abandonnes le soleil de tes yeux.
Ce n'est pas parce que je crois aux miracles qu'ils existent. J'écrirais un roman sur tes suppositions et ce qu'elles deviennent. Pourquoi faut-il toujours que tu fasses celui qui s'en fou, celui qui comprend tout ?


Ce serait dans ma nature de tourner le dos et aller au bord du gouffre mais cette fois-ci je n'ai pas envie. Je croyais tout ce que tu pouvais dire, tu avais souvent raison mais j'ignorais ... J'ignorais ce que tu pouvais cacher, ce que tu te plaisais à détruire. Je suis morte depuis longtemps dans tes bras et bientôt ils sauront ce que tu fais. J'en ai eu le coeur en pagaille. Les veines en chamaille. C'est ainsi que mon corps pourrit, tremble et meurt à la fois. On ne trouve pas les mots devant des yeux annihilés et voilà que tu me parles d'interprétation. J'en ai gerber du sang pour tes satisfactions. J'ai modelé mon corps pour tes sentiments. Et maintenant que ressens-tu ? Moi rien ...

C'est vrai j'ai peur des couteaux qui s'agitent devant mon visage, des menaces qui s'agrippent à mon image. Des bouteilles qui se brisent et écorchent ma peau. Et de cette poussée organique qui m'enlace avec le froid. Mais vois-tu, je ne suis plus de cet avis, je ne l'ai jamais été.

Tu me regarderas encore une fois avec un regard compatissant. Tu t'excuseras rougissant. Mais ne fais pas semblant, je sais bien que tu n'as pas honte, je sais bien que pour toi c'est plaisant. Encore une fois tu me prendras dans tes bras y mettant une douceur guérissante pour que je fonde en larme.
Et ce serait dans ma nature de me laisser là sans discuter mais je n'ai pas envie. Je croyais tout ce que tu pouvais dire sans savoir ce que tu cachais ...


# Posté le lundi 21 avril 2008 06:11

Modifié le samedi 31 janvier 2009 15:18

~ Comme si le soleil se lever sur la névrose mécanique

~ Comme si le soleil se lever sur la névrose mécanique

Batifole autour de mes nuits farandoles. J'ai la vague impression que mes insomnies se croisent avec les tiennes. On se croirait à une pièce de théâtre où le comédien ne sait plus son texte. J'te soufflerais bien mes rimes mais j'ai mal au crâne et les mots ne viennent. Ça m'arrive aussi d'oublier le plus important, de t'oublier.


La séance de mes nuits s'achève, c'est alors que mes yeux rougis commencent à pleurer ne supportant pas la lumière. J'exécute des gestes comme une poupée guidée par un rien. Enfin je m'en vais rejoindre le printemps matinal. Rien de plus plaisant que de mépriser toutes formes déchirés. Je m'amuse, rie et me lasse.
Et toi qui regarde l'air de rien cette pauvre petite au milieu de ces affreux penchant vers l'insolent. T'imagines un monde plus plaisant, malgré que tout aille bien. C'est ainsi que la boisson à enlisé ton esprit. Et tu pars en vrille de savoir qu'elle n'est plus là. N'ai pas de chagrin, le temps revient lorsque l'on rêve. C'est un chemin sans fin où la douleur n'est qu'une illusion, un peu comme l'espoir. Mais je te quitte et retrouve mon fond musicale. A cet endroit habite mon univers carcéral et la controverse de mes sentiments latérales. La séance de mes nuits s'enchaine.



# Posté le mardi 08 avril 2008 12:39

Modifié le samedi 31 janvier 2009 15:18

Que la joie du feu s'étouffe dans ta gorge !

Que la joie du feu s'étouffe dans ta gorge !

Qu'importe le présage du fin mot qui aligne tes doutes. La nuit s'éloigne et tu pleurs. Même si l'ange s'endort et que tu veilles. Les rêves s'effritent et tu saignes. Quelle belle poésie que de te donner en drame. Ton coeur ne fond pas, il explose. Parfois les mots sont durs, tu te retournes et t'en balance. T'as même plus le droit de choisir ton plaisir. Prend garde, l'ami frissonne.
Les saintes paroles n'y font rien. Il a mal mais toi tu ne sens plus rien. Sans le savoir tu suis le chemin du Rien. Bah ouais, on dirait que tu sais pas où aller, ni dormir. Peut-être n'as-tu plus de chagrin, après ce que tu lui a arraché. Heureusement ce n'étais pas le coeur mais l'esprit. Le monde aurait cru que tu étais fou. J'aime à penser que l'envie ne te tue pas. Je pense bien des choses et ce qui traîne autour de moi m'horripile. Toute personnalité n'est pas convaincante. C'est cela que la torture l'a démolit non ?
Arrêtons le massacre, les gens se ressemblent et crèvent de leur apparence. Ce n'était pas pour cela qu'elle gerbait ses vivres, non. Tu vois c'était le genre de personne qui refusait le reflet du miroir. Mais passons, tu n'as plus d'espoir après ça. Bordel ressaisis-toi.
Tu sais, il n'y a qu'une chose que l'on puisse dire à ton sujet :
T'es juste un peu malade, un peu mourant
Ataxie juvénile

# Posté le mercredi 12 mars 2008 10:25

Modifié le samedi 31 janvier 2009 15:17

Musique Psychiatrique

Musique Psychiatrique
X
Marcher la tête baissée.
N'entendre que le son
imprévisible d'instruments en bataille.
Vouloir cette puissance.
S'enivrer d'une mélancolie stridente.
Boire des paroles espérées.
Comprendre que rien n'est passé.
Se sentir frappé par une sensation incontrôlable.
S'en aller vers l'imaginaire ...


Ceci est ma musique psychiatrique

Etre mélancolique ça se sent. C'est sentir la mélancolie d'une mélodie éternelle : L'éternité d'une sensation inexplicable. Puis expliquer l'envie d'être présent. De cette présence naît l'envie de suivre un jeu. Jouer devant l'innocence de ces innocents jubilant. Jubiler de même puis chanter. Au chant d'un morceau mettant en morceau sa voix. Crachant ces mots écrits d'une écriture fragile. Née d'une fragilité docile. Si docilement que son esprit était souffrant. Et cette souffrance est enfin cachée par la musique.

Musicalement je naît

Brûle ta chair sur les cordes. Arrache ta gorge. Déboite ton genoux. Prend la foule et émerveille-la.
Nous sommes dans un concert sans concept. Bienvenue aux crânes broyés, aux corps brisés, aux sensations éveillées.


# Posté le dimanche 24 février 2008 09:21

Modifié le samedi 31 janvier 2009 15:16

Je vous en prie

Je vous en prie

On se rejoint au musée paradis.
Là où le pigeon se fait la pie et vice versa.
Puis retour chez toi.
l'innocence s'anime pour lui.
Etale tes mots sur la tapisserie défraichie.
Colle son miel sur le sol en sursis.
Fricote avec les palissades de ton mur éternel.
Prépare ta bouillie parallèle.
Appel le gamin brûlé de sa chair écorchée.
Daigne lui parler.
Gèle ses mains. Retire le c½ur.
Sauf s'il prend peur.
Descend de la falaise.
Prend ton aise.
Et va t-en où mauvais le temps sera.

Reprend tes esprits.
La nuit n'est pas finie.
Fous tes doigt au fond de ton gosier.
La légèreté s'empare de ton corps fatigué.
Laisse tes yeux couler.
Laisse les rêves s'ouvrir à toi.
La poudre est parsemée.
Bravo ! Tu te détruis.

Et maintenant j'écris, sans savoir ce que je dis.
Les mots vont et viennent comme le sang sur mes main.
Il ne faut pas croire en ces histoires pathétiques.
Cette page est neutre.

# Posté le samedi 23 février 2008 14:56

Modifié le dimanche 24 février 2008 05:05