Joyeux souvenirs mélancoliques

Joyeux souvenirs mélancoliques

Lire des lettres un peu effacées par le temps. Contempler le jardin des voisins rougit par l'automne. Se souvenir des moments disparut. Relire ces lettres pour comprendre. Se mettre à pleurer, encore une fois. Apprend à s'y faire.
En juger que son propre sort n'est qu'une esquive. Poursuivis par l'amnésie du coupable. S'attendre à chaque instant à quelque chose de meilleur. Et courir jusqu'au souffle coupé.
L'importance de la vie ne se rapproche pas à la sienne. C'est une condamnation éternelle menant à la joyeuse mélancolie. Celle qui nous fait regretter et que notre corps ressent comme une pourriture. Un devoir inaccomplie de protection, l'infâme sensation de l'abandon qui nous colle au plus profond de notre chair.
Le printemps passe mais l'espoir reste caché. Le coeur ne sait plus rire. La joie ne sait plus venir. Survivre chaque instant. Regarder naître les fleurs. Regarder la vie alors que l'on est mort à l'intérieur. Avoir une douleur fatigué, une souffrance méprisante, ne plus jamais être capable de se relever.
Lire des lettres un peu effacées par le temps. Laisser couler l'eau salé de son corps. Se mentir en disant qu'un jour, ça ira mieux.


# Posté le jeudi 03 juillet 2008 12:18

Modifié le samedi 09 août 2008 06:09

Retrouvant l'ultime, le sacré... L'infâme

Retrouvant l'ultime, le sacré... L'infâme

Ce n'est pas la raison qui résonne, ce sont tes mots stupides. Après vives réflexions, j'ai pourtant essayé de t'échapper et malgré ta persécution je tiens bon. Qu'à tu as dire je ne te veux pas. C'est un dégoût profond qui me vient à ta vue, à ton sentiment. Malheureusement j'assigne mes forces aux tiennes, ce qui est regrettable. Tu me pourris avec ton manque de délicatesse. Ce manque d'infâme douceur qui surgit lorsque tu viens me ôter tous sentiments, toutes sensations, tous tourments. C'est bien toi qui vient me réveiller la nuit pour me donner froid. C'est toi qui me maintiens assise sur le sol. Attendant d'accomplir mon devoir.

J'admets le pardon car c'est moi qui te laisse agir. N'aurais-je plus de force ou de volonté ? Qu'importe ceci t'appartiens, comme mon pantin. Fragile, se faufilant dans le vide mon crâne t'accueille c'est bien là ma défaite. C'est la haine qui nous lie et en même temps ce désir de m'offrir le sommeil. Les insomnies sont bien belles avec toi mais je suis lasse et fatiguée. Je ne t'accorde presque plus d'importance mais tu me hantes toujours. Chaque jours j'essaie de comprendre. On me demande de te laisser. On me demande de guérir. Mais c'est impossible tu m'a déjà bouffé.

# Posté le dimanche 15 juin 2008 12:54

Modifié le samedi 31 janvier 2009 15:20

Le délice amer de l'insupportable

Le délice amer de l'insupportable
L'insupportable a remplie l'idéal de délices amers. Succombant au trouble du pêché sans pouvoir s'arrêter. Y mettant sa souffrance et laissant l'intolérance. Gâchant le plaisir des bouchées subtiles dans un élan de dégoût. Une mise en scène bien trop répétée. Laissant une brûlure au fond du gosier. Deux décors s'y mêlent et bien distincts. L'un est un rêve, l'autre un cauchemar. Celui d'être celle qui éveille une envie de vomir. Celui qui par peur pourchasse le fait naturel. C'est comme cela, que l'inexplicable sentiment bouillonne au fond des veines de l'incessante. L'idéal se prépare mais reste petit. Implorant le divin que tout cela cesse. L'insupportable s'emballe et se laisse profaner la souhaitable morale. Et l'interminable descente commence ...

Comme si chaque morceau devait y passer. Comme si le temps s'arrêtait entre chaque gorgé. Ne plus pouvoir en finir. Sentir le danger et s'enfoncer de plus en plus. Comme si le mal l'attirait.

L'infatigable déception prend place. N'étant là que par sa faute la volonté surpasse et l'emmène au second décor. Là, le rêve commence. Déchirant les paroi du gosier. L'insupportable s'installe et rejette ses déchets ignorants. Le soupçon de culpabilité s'efface et le vide prend place. Posant sa main sur l'idéal, l'amer s'étend en son corps fatigué. Les yeux coulent et la gorge aussi. L'interminable prend fin. Entre la maladie et l'instinct.

# Posté le lundi 02 juin 2008 07:22

Modifié le lundi 02 juin 2008 08:47

Déterrer la conscience d'un terre mourante

Déterrer la conscience d'un terre mourante



Ce fut comme ce jour où
une lugubre lumière vint satisfaire l'élégant destin
.

Les fleurs qui se parsemaient autrefois dans
sa chevelure mêlée ne viennent plus
donner l'odeur de l'espoir. Le sang des brises
coule sur les toits d'acier que l'on appelait protection.

Le bleu se mélange avec un noir passé des douleurs enfantines. Les pansements pourrissent sur
les craquelures des coeurs vides. Ce qui nourrissait vient accomplir sa tâche de meurtre en série.
Comme pour les exterminer. On attend avec impatience le prochain voyageur qui n'arrivera jamais. L'un des prisonniers qui guérissait l'infâme solitude de la veuve.
Le bord des chemins se noie entre boue et dégoût.

C'est peut-être cela. Reconnue de sa force
solitaire pêchant les pêchés d'un affreux volontaire. Ecoutant le fracas de voix massacrés par la maladie.
La peste fut bien vite une alliée. Rapidement les fosses jaillissaient d'anciens courageux nommés soldats.
Les deux nations n'ont plus de force et se meurent.

Ce fut comme ce jour où
une lugubre lumière vint satisfaire l'élégant destin
.

# Posté le mardi 27 mai 2008 14:52

Modifié le mardi 27 mai 2008 15:47

La Révolution c'est pas un coup de tête, C'est toute une bataille de controverses

La Révolution c'est pas un coup de tête, C'est toute une bataille de controverses
Je voyage à travers des envolées psychiques portant sur une mélodie mécanique. Chaque instant se nouant dans ma cage lyrique. Nul extinction approche restant comme la bave de mes yeux. Tout sentiments semble neutre au fond de ma gorge qui s'étouffe par le manque de résonance. J'ai trop regardé le vide pour connaitre ma véritable enfance. Les cruautés du genre humain n'atteignent plus l'objet qui nourrit l'identité.
Et pourtant mes rêves sont devenus les siens. Me suivant comme la chaleur du corps fondant au soleil. Son odeur remuait mon souffle, ses baisers caressaient les perles d'ennui. Même si l'erreur s'abandonne au souhait, cette sinistre histoire se lassait de ma préoccupation. Le mal se faisant sentir. Les couloirs de la pompe n'avait plus de fonctions. Elle se brisait.
J'ai eu peur de ne plus pouvoir survivre. Cachant la frayeur des émotions exquises. Ce ne fut pas plaisant mais la vengeance s'y est prise. Je savais qu'à l'intérieur, la déchéance venait. Et puis j'ai bouffé l'hymen des coeurs. Rallongé le sacre de l'horreur. Crevant toutes les espérance en leurs pantins saignants. J'ai planté tant de lame pour les faire taire. Annuler la naissance du souvenir plaisant.
C'est à ce changement que les substances pathétiques recouvraient les veines du défunt amant que j'étais. Pleurant mes nuits que le jour ne revienne jamais. Laissant glisser la dose anesthésique parmi le sang.

Je ne regrette rien à part elle

# Posté le mardi 13 mai 2008 10:58

Modifié le samedi 31 janvier 2009 15:19