Lire des lettres un peu effacées par le temps. Contempler le jardin des voisins rougit par l'automne. Se souvenir des moments disparut. Relire ces lettres pour comprendre. Se mettre à pleurer, encore une fois. Apprend à s'y faire.
En juger que son propre sort n'est qu'une esquive. Poursuivis par l'amnésie du coupable. S'attendre à chaque instant à quelque chose de meilleur. Et courir jusqu'au souffle coupé.
L'importance de la vie ne se rapproche pas à la sienne. C'est une condamnation éternelle menant à la joyeuse mélancolie. Celle qui nous fait regretter et que notre corps ressent comme une pourriture. Un devoir inaccomplie de protection, l'infâme sensation de l'abandon qui nous colle au plus profond de notre chair.
Le printemps passe mais l'espoir reste caché. Le coeur ne sait plus rire. La joie ne sait plus venir. Survivre chaque instant. Regarder naître les fleurs. Regarder la vie alors que l'on est mort à l'intérieur. Avoir une douleur fatigué, une souffrance méprisante, ne plus jamais être capable de se relever.
Lire des lettres un peu effacées par le temps. Laisser couler l'eau salé de son corps. Se mentir en disant qu'un jour, ça ira mieux.




