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C'est au sombre sommeil, au creux de sa main Qu'elle s'endort

C'est au sombre sommeil, au creux de sa main Qu'elle s'endort
Du chlore dans les yeux,
de la javel collée aux papilles.

Ma gorge s'envenime, blanchit. Je n'ai plus peur des mots qui blessent. C'est infantile de faire parvenir les rêves qui s'enchainent dans nos veines. C'est comme l'espoir qui colle sans raison, sans honte au crochet des vieux prêts à mourir. C'est comme ce clochard qui achètent un rouge de mauvais goût. C'est faire dériver le vrai traquant nos mains pleines de sang. Ce n'est point pour juger des grandes dames qui s'affichent joyeusement de leur fourrure fraichement arrachée. Balbutiant , s'agitant sur leur mépris gerbé des beaux-quartiers. On n'invente plus ce genre d'histoire pour un peu de pain. J'avoue avoir pris court aux tourments qui les séparaient. Sans savoir vraiment à quel moment j'aillais pouvoir m'arrêter.

S'endormir à jamais. Mourir. Au yeux de celui que l'on croyait sien. Pensant que le jour puisse autant s'acharner au besoins des nocturnes. C'est comme si l'on pouvait effacer une histoire puis la réécrire à tout va. Me voici enfin au chapitre aimé. T'effaçant, espérant, te croyant meilleur et t'abandonner une nouvelle fois au coin de la rue. C'est à la prochaine intersection que je nous voyais rampant dans un champ de rien. Ou de marguerite peut-être. Quelque chose de beau qui ne nous ressemble pas. Qui est notre contraire.

Mais après tout rien n'a d'importance
Lorsque le soleil vient envahir nos palpitants
Glacés, crevés par le tambour du saltimbanque.
La musique résonne, mon coeur aussi.
Autant qu'il puisse exister.

# Posté le lundi 01 juin 2009 16:36

Modifié le mardi 02 juin 2009 08:29

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