Le coeur de l'ennemi explosé par l'aimante

Le coeur de l'ennemi explosé par l'aimante

Nos corps allongés sur le bitume durant ces jours où le soleil brisait le verre. Le froid de la pleine lune qui venait nous remplir d'espoir. C'était un peu comme dans un rêve où l'on avait plus à avoir peur. Dans ces mots, on aurait pu reconnaitre notre histoire. Mais cela n'a plus d'importance puisque tu es parti de l'autre côté du boulevard.

Je sens comme un orage dans mon coeur qui ne peut se calmer. La confiance est un sentiment qui vient de m'abandonner. J'ai plus envie d'aimer, plus envie d'espérer. De toute façon, ces histoires-là finissent toutes de la même manière. On s'emprisonne, s'empoisonne dans un corps qui vous jette à la mer et qui vous oublie sous les murmures indécis. J'ai envie de le faire souffrir, mutiler son coeur jusqu'à la ranc½ur. Mais en gravant son nom dans mes veines elles ont éclatés sous l'effet du burin. Je crois avoir mal mais je ne suis sur de rien. Je veux plus aimer, je veux plus pleurer. Tu m'as demandé si je pouvais mourir pour toi ... Peut être bien, l'idée ne me déplait pas. Mais ce serait trop facile de te laisser ainsi. Ce n'est qu'une histoire où l'on a simplement envie de cracher dessus.

T'as lâché ma main et j'me suis perdu. Comment pourrais-je te retrouver, ton regard est si vide à présent. Mes larmes viennent de tâcher mon coeur de souffrance. J'ai l'impression d'être effacer de notre histoire, d'être effacé de toi.

# Posté le dimanche 01 février 2009 10:43

Modifié le dimanche 01 février 2009 11:26

Eté 1991

Eté 1991












J'achète mes rêves au coin des mélodies.

J'invente un monde qui n'est pas le votre.

Q'importe si la nuit meurt,

Il faut bien apprendre à s'y faire.

# Posté le samedi 31 janvier 2009 16:08

Autant que la voix du défunt s'isole au chant incertain

Autant que la voix du défunt s'isole au chant incertain

On parle de révolution alors qu'il n'y a rien à l'horizon.
Toutes ces peuplades stupides s'envoyant des serments perfides.
Les juvéniles qui s'accrochent à leur poudre docile.
L'envers du décor parmi l'espoir qui s'évapore.
Juger des siens et mourir pour demain.

Après tout je m'en fou, c'est pas mon histoire.
Et c'est tout ce que le peuple peut voir en un seul égard.


Les contaminés qui voient leurs membres se briser.
L'absence inutile d'un amour magnétique, puéril, fébrile.
Toutes ces femmes qui se donnent pour un peu d'état d'âme.
Malgré les murs qui se tâchent de sang, il y aura toujours des survivants.
Et voyant les veines déchirées de ceux qui se moquent de la réalité.

Après tout on s'en fou, c'est pas notre histoire.
Bien que le peuple s'éteigne dans son regard.


Nul n'a choisi de raconter ses déboires.
C'est presque l'ennui qui s'accordent au désespoir.
Qu'importe le paragraphe finale,
C'est ainsi que l'adolescent jubile.

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 06:14

Modifié le samedi 31 janvier 2009 15:27

Pourquoi ne pas survivre avec élégance, Puisque l'on peut s'aimer par espérance

Pourquoi ne pas survivre avec élégance, Puisque l'on peut s'aimer par espérance

La nuit il y a quelques fous qui apprennent à sauver leur pauvre et invraisemblable vie. Pendant que le jour se donne à la mort pour laisser le noir parmi les membres incandescents des juifs exterminés. Sous les voiles des marins qui se penchent pour noyer leur chagrin dans l'éclat d'une lune sanguine. Juste pour certains. A ceux qui laissent tomber leur mégots sur le trottoir en laissent leur espoirs dans le caniveau.

Tout ceci avec une mélodie pirate appelant à la liberté de se faire emprisonner par l'océan. En suivant la solitude des jours où il t'arrive de pleurer, assis sur un banc où tu te surprends à rêver. Pas de nostalgie pour les cris délicieux qui effacent toute haine de ton amour mutilé. Je t'ai vu avec ce flic camé quand t'as essayé de te mentir en te disant que j'étais plus là. T'as rien à perdre et c'est probablement par habitude. Toujours ce même sentiment quand tu te lèves le matin. Avec ce même verre de rhum infâme que tu continues à boire. Par Habitude.

Au fond t'as peut-être les veines qui déraillent, pourtant j'y suis pas ancrée alors cela ne peut être de ma faute. Pour une fois. Tu peux en avoir assez et savoir que ce n'est qu'une histoire mais si tu veux il reste une corde au placard. T'es pas censé vouloir vivre par pur principe qu'un jour tu sais que tu vas mourir. J'ai su me rendre inutile à ton égard cela devrais te faire plaisir puisqu'à ton bon conscient je suis brûlée par des névroses fébriles. T'as pas suivi les bonnes consignes, comment t'en vouloir j'ai pas su jouer le bon numéro pour te rendre docile.

Tu peux toujours attendre à ta fenêtre qu'un homme vienne te voir pour te vendre un peu d'espoir. Mais demain est fini et la pluie ne donne que de l'acide. Ca n'arrange pas l'envie de supprimer ton coeur magnétique. Ca sert à rien de jeter l'amour dans un verre de vodka. Depuis toujours on apprend à se pendre en haut du mât. Je peux t'offrir un enterrement de première classe de toute façon tu seras plus là pour gerber à ma place.

# Posté le samedi 22 novembre 2008 16:54

Modifié le samedi 22 novembre 2008 17:10

Juger de ce qui ne vaut rien pour un peu d'égoïsme Sky Is Over *

Juger de ce qui ne vaut rien pour un peu d'égoïsme Sky Is Over *


Je sais qu'après tout mes sentiments ne sont rien. Nous avions imaginé tant de choses pour demain. Malgré moi je vis dans un monde incertain.

Des pleurs se versent pour le gamin qui a vue son père se faire tuer. Et l'autre qui s'en est allé pour mourir parmi les siens. On invente pas ces choses là. Elles sont bien arrivées, ce n'est vraiment pas de leur faute ? Bien sûr que si.

Le coeur de glace fond depuis toujours. Il y avait un moyen pour que tout cesse. Mais leur égoïsme avait jugé meilleur d'attendre. Attendre pour voir leur monde s'effondrer. Dans leur yeux, il n'y a plus d'espoir. Il a brûlé depuis trop longtemps. Maintenant que tout vas mal, qu'en est-il du meilleur qu'il nous reste à vivre ?

Qu'en est il de cette envie de croire au futur. Pour cette femme tenant son enfant, mort par la faim qui le rongeait. Pour cette homme, qui a vu son meilleur ami mourir sous les canons. Pour celui qui fait la guerre sans savoir pourquoi. Pour l'autre qui mène une révolution sous la dictature. Et pour l'homme qui se croyait invincible. Pour tout le mépris qui était devenue une valeur. Pour la discrimination d'un genre qui se disait solidaire. Pour la fatigue d'un monde en déchéance.

C'est ainsi que rien ne changera. C'est ainsi que par la naïveté demain se meurt. Il n'y a pas de causes pour ce qui a disparu.



Soyez les Bienvenus pour notre Fin

# Posté le mercredi 12 novembre 2008 11:00

Modifié le samedi 31 janvier 2009 15:26